06/06/2025
Un essai clinique académique, porté par le Pr Aurore Perrot, hématologue du CHU de Toulouse à l’Oncopole et l’Intergroupe Francophone du Myélome, remet en question le traitement utilisé chez les patients jeunes atteints de myélome multiple (-66 ans).
Publié dans le prestigieux New England Journal of Medicine le 3 juin 2025, l’essai MIDAS (Minimal residual Disease Adapted Strategy) explore une nouvelle stratégie thérapeutique personnalisée. Cette approche innovante marque un tournant considérable et pourrait s’imposer comme une nouvelle référence dans la prise en charge des patients.
Pour rappel, le myélome multiple est la 2ème hémopathie maligne la plus répandue en France avec une incidence de plus de 5000 nouveaux cas par an avec une prévalence d’environ 35 000.
L’étude MIDAS a inclus 791 patients dans 70 centres franco-belges en seulement 18 mois. Elle repose sur une induction avec une combinaison de quatre médicaments – Isatuximab, Carfilzomib, Lénalidomide et Dexaméthasone (IsaKRD) – suivie d’une stratégie de consolidation ajustée en fonction de la quantité restante de cellules cancéreuses après la phase d’induction.
Les résultats de l’objectif principal, à savoir la comparaison des taux de maladie résiduelle (MRD) après consolidation, apportent deux enseignements majeurs :
- chez les patients bons répondeurs (en MRD négative après induction) : aucune différence n’a été observée entre ceux ayant reçu une autogreffe et ceux ayant poursuivi IsaKRD sans autogreffe (84 % vs 86 % de MRD négative après consolidation).
- chez les patients moins bons répondeurs (en MRD positive après induction) : une seule autogreffe semble aussi efficace qu’une double autogreffe (40 % vs 32 % de MRD négative), avec même une tendance en faveur de la simple autogreffe.
Pour découvrir les conclusions de cet essai clinique, rendez-vous ici.
